Activités passées
Événements 2010 : Matthieu Ricard
Mardi, le 21 septembre dernier, Matthieu Ricard, moine bouddhiste, auteur, traducteur, chercheur et photographe, prononçait une conférence sur le thème «L’économie et l’altruisme» devant 150 personnes de la communauté d’affaires de Montréal, réunies au Club St-James à l’invitation de la Fondation Mathieu-Lafond.
Depuis quelques années, Matthieu Ricard s’est fait le promoteur d’une économie «altruiste» dans ses nombreux voyages autour du monde. Il démontre qu’il est possible de concilier ces deux réalités, en apparence irréconciliables, à condition de poursuivre en même temps des objectifs à court, moyen et long terme. C’est pour lui la seule façon de relever les défis économiques, sociaux et environnementaux auxquels notre société est confrontée.
À court terme, on vise des résultats immédiats de rentabilité, on veut augmenter le «produit national brut». À moyen terme, on doit s’occuper de la qualité de vie de nos sociétés, ce qu’il appelle la poursuite du «bonheur national brut». À plus long terme, on doit viser des objectifs environnementaux pour les générations qui nous suivent. Pour lui, «la finalité première d’une économie altruiste est de se mettre au service de la société.»
Ce petit déjeuner conférence s’est tenu au profit de la Fondation Mathieu-Lafond, dont la mission est d’offrir des projets formateurs aux jeunes en difficulté au Québec, et également au profit de Karuna-Shechen, organisme mis sur pied par Matthieu Ricard pour venir en aide aux enfants défavorisés de l’Himalaya.
La Fondation Mathieu-Lafond remercie Matthieu Ricard pour le cadeau de sa présence apaisante et rafraîchissante et pour la nouveauté de son message porteur d’espoir et d’humanisme. Elle remercie aussi monsieur Patrick Beauduin, vice-président principal – créativité, chez Cossette Communication pour la qualité et la profondeur de son animation, ainsi que toutes les personnes présentes à ce rendez-vous unique, à cette réflexion originale sur la possibilité d’une «économie à l’écoute de l’humain».
www.fondationmathieulafond.com
info@fondationmathieulafond.com
www.karuna-shechen.org
www.matthieuricard.org
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Légende pour la photo
Identification des personnes
Dans l’ordre, de gauche à droite :
- M. Alexandre Lafond, président de la Fondation Mathieu-Lafond pour les jeunes en difficulté du Québec, qui accueillait Matthieu Ricard pour une conférence sur «L’économie et l’altruisme»;
- Matthieu Ricard, moine bouddhiste, auteur, traducteur, chercheur et photographe;
- M. Patrick Beauduin, vice-président principal – créativité, Cossette Communication, animateur de la rencontre.
Photo : Judith Gauthier
À PROPOS DE MATTHIEU RICARD
- Matthieu Ricard est moine bouddhiste, auteur, chercheur, conférencier, traducteur et photographe.
- Né en France en 1946, il est le fils du philosophe français Jean-François Revel et de l’artiste-peintre Yahne Le Toumelin.
- Il a étudié la génétique cellulaire à l’Institut Pasteur sous la direction de François Jacob, prix Nobel de médecine.
- Après avoir terminé sa thèse de doctorat en 1972, il s’est consacré à l’étude et à la pratique du bouddhisme.
- Il vit, a étudié et travaille dans la région himalayenne depuis plus de quarante ans et il est le coordinateur principal de Karuna-Shéchèn, une association à but non lucratif qui possède des antennes dans le monde entier et dont les activités incluent différents projets dans le domaine de l’éducation, de la santé et des services sociaux.
- Ses nombreux livres ont été traduits en plus de vingt langues dont les principaux titres sont?: Le moine et le philosophe, un dialogue avec son père; L’infini dans la paume de la main, dialogue avec l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan; Plaidoyer pour le bonheur, La citadelle des neiges et L’art de la méditation.
- Ses photographies des maîtres, des paysages et des peuples de l’Himalaya ont été exposées à New York (RMA Museum, Aperture Gallery), à Paris, Perpignan (Visa pour l’image), Winthertur, Stockholm et Hong-Kong.
- Il est l’interprète français du Dalaï-Lama depuis 1989.
- Il est également membre du comité de l’INSTITUT MIND AND LIFE, une organisation qui se consacre à la recherche menée en étroite collaboration entre des scientifiques, des érudits et des méditants bouddhistes.
- Il est engagé dans des recherches sur les effets de l’entraînement de l’esprit et de la méditation sur le cerveau, études qui sont menées aux États-Unis (universités de Madison, Princeton et Berkeley), en Europe (Zurich) et à Hong-Kong.
- Matthieu Ricard fait don de tous les revenus de ses livres et de ses conférences et il consacre une grande partie de son temps à quelque quarante projets humanitaires dans les régions himalayennes.
- Lorsqu’il ne voyage pas, Matthieu Ricard réside au monastère de Shéchèn, au Népal.
PROJETS HUMANITAIRES DE
KARUNA-SHÉCHÈN
- 41 projets complétés, totalisant 7 millions d’euros
- 12 écoles construites au Tibet et 3 au Népal, où 5000 enfants étudient
- 14 cliniques et dispensaires construits au Népal, en Inde et au Tibet
- 100,000 services médicaux annuellement
- 8 ponts construits au Tibet, dont 3 grands ponts suspendus
- 3 maisons pour personnes âgées
- Budget annuel d’environ 850,000 euros
- Moins de 5% de frais de fonctionnement.
MATTHIEU RICARD ET L’ÉCONOMIE ALTRUISTE
- Au cours de ses nombreux déplacements autour du monde pour les activités de Karuna-Shéchèn, Matthieu Ricard rencontre plusieurs sommités internationales du monde économique.
- Il croise les patrons d’Apple, de Goldman Sachs, de Google, de Microsoft, autant que les professeurs de la London School of Economics et de la Harvard Business School.
- Conférencier au Forum Économique de Davos (2009 et 2010), il s’est fait le promoteur d’une économie altruiste.
- Selon lui, «Il n’est pas nécessaire de changer la façon de faire des affaires, il suffit de changer l’objectif poursuivi. Une économie dont le but n’est que la recherche du profit est égoïste et rabaisse l’humanité à une seule dimension, celle de l’argent, ce qui revient à ignorer notre humanité.»
- « La finalité première de l’économie altruiste est de se mettre au service de la société.»
- «L’objectif n’est pas de remplacer ou de concurrencer l’économie traditionnelle, mais de proposer une autre option afin que l’économie altruiste puisse faire davantage de bien dans le monde.»
- «L’altruisme n’est pas seulement une noble valeur morale : il est devenu une nécessité. C’est en fait la seule manière de répondre aux défis auxquels notre époque est confrontée et de concilier les trois échelles de temps – court, moyen et long terme, qui régissent l’économie, la satisfaction de vie et l’environnement.»
Davos – janvier 2010